Le mouvement de grève d’une semaine reconductible entamé hier par les personnels d’intendance exerçant dans le secteur de l’éducation, a été largement suivi, selon les responsables de la Coordination nationale du personnel d’intendance de l’éducation (CNPIE) joints hier par téléphone. Ces derniers nous ont indiqué que le taux de participation avoisine
80 % au niveau national.
Initié par la Coordination nationale du personnel d’intendance de l’éducation (CNPIE), dépendant de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE) affiliée à l’UGTA, la grève ira crescendo à partir du deuxième jour. Joint hier par téléphone, M. Rachid Hamzaoui, membre de la coordination, a déclaré : «On est très satisfait du taux de participation au premier jour de la grève et on espère que les intendants des wilayas de l’extrême Sud et de l’Est vont rejoindre le mouvement à partir d’aujourd’hui.»
«Depuis le 22 août, date du dépôt de préavis de grève, aucun responsable du ministère de l’Education n’a daigné prendre attache avec nous ne serait-ce que pour, désamorcer, un tant soit peu la crise, qui risque de paralyser le secteur. C’est le silence total», déplore M. Hamzaoui. Pour notre interlocuteur, qui rappelle que la coordination est toujours ouverte au dialogue, il est inconcevable que «tous les corps du secteur de l’éducation ont bénéficié de ces deux indemnités, sauf le personnel d’intendance, et ce malgré la complexité de nos tâches».
A cet effet, M. Hamzaoui exige au nom de la coordination l’extension du bénéfice de deux indemnités, à savoir l’indemnité d’expérience pédagogique (IEP) et l’indemnité de documentation pédagogique (IDP), à l’ensemble du personnel de l’intendance, ce qui suppose la révision du décret exécutif 10-78 du 24 février 2010 définissant les primes et indemnités attribuées aux fonctionnaires de l’éducation. «C’est seulement à cette condition que nous pourrons éventuellement revenir sur notre mot d’ordre de grève», a indiqué le membre de la CNPIE qui attend un geste de la tutelle, pour, explique-t-il, «ne pas compromettre la rentrée scolaire qui interviendra dans une semaine».
Les fonctionnaires des services économiques, qui représentent actuellement environ 20 000 fonctionnaires du personnel exerçant dans le secteur de l’éducation nationale, se disent marginalisés par la tutelle et ont décidé de poursuivre le mouvement de grève jusqu’à aboutissement de leurs revendications et surtout la reconnaissance du statut d’éducateur. Notons que cette grève sera aussi marquée par l’organisation, chaque lundi, et ce à partir du 13 septembre, jour de la rentrée scolaire, de rassemblements devant les quarante-huit directions de l’éducation à l’échelle nationale.
Mohammed Zerrouki |