Une nouvelle société d’assurances de droit algérien
a été créée par la compagnie d’assurance SAA en partenariat avec les deux banques publiques BDL et BADR
et le groupe français Macif,
en vertu d’une étude
notariale publiée avant-hier.
Dénommée Prévoyance et santé compagnie d’assurances, la nouvelle société exercera toutes opérations d’assurance de personnes et de réassurance, notamment le rapatriement des corps (un créneau encore vierge en Algérie), l’assurance des véhicules en transit sur le territoire algérien, la commercialisation de produits d’assurance auprès des personnes particulièrement intéressées par le système de mutualité, l’assistance et l’assurance voyage aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
Elle aura également pour missions d’assurer des prestations de conseils en matière d’assurance de personnes et toute opération ayant pour objet «l’acquisition d’immeubles au moyen de la constitution de rentes viagères», selon la même source.
La réalisation de ce partenariat avec Macif (Mutuelle assurance des commerçants et industriels de France et des cadres et salariés de l’industrie et du commerce), a été rendue possible à la faveur de la signature, en mars 2008, de la convention algéro-française dans le domaine des assurances. Le capital social de cette nouvelle compagnie de un milliard de dinars est réparti entre la Société nationale d’assurance (SAA) qui détient 34 % des actions de la société, la Banque de développement local (BDL) 15 % et la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) alors que la Macif détient les 41% restants.
La Macif était la première société à avoir accepté, «sans poser le moindre problème», les dispositions de la loi de finances complémentaire 2009 obligeant l’actionnaire étranger à s’associer avec un opérateur local pour tout projet d’investissement, selon la règle 51/49, avait précisé le directeur général de la SAA et président de l’Union algérienne des assurances et réassurance, M. Amar Latrous, lors de la signature de la convention portant sur la création de cette nouvelle compagnie d’assurance en juillet.
Le groupe français envisage de mettre à la disposition des Algériens sa grande expérience dans le secteur des assurances, notamment à travers la création d’une école de formation ouverte à la SAA. Selon les responsables de la partie algérienne, l’assistance technique française concerne aussi la mise en place de logiciels informatiques spécialisés, des outils d’aide à la décision et l’aide technique sur tous les sujets ayant trait aux réseaux de gestion et de commercialisation. Prédominé par la branche auto, le secteur des assurances en Algérie a réalisé un chiffre d’affaires de
19 milliards de dinars au premier trimestre de 2010, contre 16,1 milliards durant la même période de l’année précédente. Pour toute l’année 2009, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 76 milliards de dinars, contre 67,9 milliards en 2008. Z. M.
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