La Russie s’est déclarée, mardi dernier, persuadée de la possibilité de régler le problème nucléaire iranien par des moyens diplomatiques au moment où les Etats-Unis et leurs alliés multiplient les menaces de nouvelles sanctions contre ce pays.
«Nous sommes tout à fait convaincus qu’il est possible de trouver des solutions diplomatiques à tous les problèmes liés au programme nucléaire de l’Iran, y compris celui de la livraison de combustible nucléaire pour le réacteur expérimental de Téhéran», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une conférence de presse à Moscou.
Il a également souligné qu’«il n’y a pour le moment aucun projet proprement dit de résolution» sur de nouvelles sanctions contre Téhéran, alors que des diplomates occidentaux avaient déclaré la semaine dernière avoir transmis aux délégations russe et chinoise à l’ONU des propositions en ce sens.
«La question est en train d’être discutée. Nos partenaires occidentaux sont en train de discuter des idées que pourrait contenir une éventuelle résolution», a affirmé Lavrov, dont le pays fait partie du groupe des six puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) impliquées dans les négociations sur ce dossier.
Lavrov n’a cependant pas écarté la possibilité que le Conseil de sécurité puisse envisager de nouvelles sanctions contre l’Iran si ce dernier ne donne pas une «réponse constructive» aux propositions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) relatives à l’échange de son uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire.
Il a toutefois tenu à préciser que si, en dernier ressort, une décision est prise en faveur de nouvelles sanctions contre Téhéran, Moscou insistera pour que ces dernières soient équilibrées et ne se répercutent pas négativement sur la vie des Iraniens. Par ailleurs, Lavrov a assuré que les travaux de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, avec la coopération de la Russie, sera lancés cette année.
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