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Jeudi 19/08/2010

 

Un savant russe accuse Washington de pyromanie

USA-Russie : la guerre froide prend feu

 

 

Vérité, paranoïa ou matraquage propagandiste ? L’info est là, nouvelle et scintillante : un savant russe met en garde contre une arme climatique «secrète» des Etats-Unis. «Les États-Unis pourraient utiliser des armes climatiques afin de modifier la température et les rendements des cultures de la Russie et d’autres pays d’Asie centrale» écrit, hier, un savant russe, Andrei Areshev.
Dans son article, Areshev précise que les armes climatiques peuvent atteindre une cible précise. Elles peuvent également être utilisées pour provoquer des sécheresses, des pertes de récoltes et créer diverses anomalies météorologiques dans le monde entier.
Ces déclarations qui suscitent beaucoup de peur et de polémiques ont provoqué une panique générale en Russie.
L’article du savant russe a été relié sur la toile et plusieurs revues scientifiques spécialisées y compris les revues publiées par le ministère des Affaires étrangères et par l’agence russe de nouvelles d’Etat RIA Novosti. Dans une autre interview téléphonique, Areshev sem5000. La Russie soupçonne l’arme climatique «secrète» des Etats-Unis. La guerre froide se réchauffe Vérité, paranoïa ou matraquage propagandiste ? L’info est là, nouvelle et scintillante : un savant russe met en garde contre une arme climatique «secrète» des Etats-Unis.
«Les États-Unis pourraient utiliser des armes climatiques afin de modifier la température et les rendements des cultures de la Russie et d’autres pays d’Asie centrale», écrit, hier, un savant russe, Andrei Areshev.
Dans son article, Areshev précise que les armes climatiques peuvent atteindre une cible précise. Elles peuvent également être utilisées pour provoquer des sécheresses, des pertes de récoltes et créer diverses anomalies météorologiques dans le monde entier.
Ces déclarations qui suscitent beaucoup de peur et de polémiques ont provoqué une panique générale en Russie. L’article du savant russe a été relié sur la Toile et plusieurs revues scientifiques spécialisées, y compris celles publiées par le ministère des Affaires étrangères et par l’agence russe de nouvelles d’Etat, RIA Novosti.
Dans une autre interview téléphonique, Areshev semblait se rétracter en avouant que le fond de ses déclarations n’est pas une certitude scientifique confirmée. Il s’agirait plutôt, selon le chercheur, de spéculations et d’hypothèses purement scientifiques.
La capitale russe a, rappelons-le, enregistré cette année des températures au-dessus de la normale et subi des pertes matérielles considérables avec des risques de radioactivité qui pourraient découler de la rupture électrique des stations nucléaires.
Areshev convient qu’il fait aussi chaud aux Etats-Unis, mais note que les États-Unis se situent nettement plus au sud que la Russie, ce qui signifie que des températures aussi élevées ne sont pas surprenantes là-bas.
La US National Oceanic and Atmospheric Administration, cependant, a annoncé, en juillet, que les températures terrestres et océaniques à travers le monde sont plus élevées que jamais, depuis qu’ils ont commencé à surveiller les températures mondiales en 1880.
Mais pour la partie russe, cet été russe n’est qu’un complot. En quoi consiste-t-il ?
Dans ses hypothèses, Areshev met en cause le High-Frequency Active Aural Research Program (HAARP), financé essentiellement par le ministère américain de la Défense.
Areshev pense que son véritable but est de créer de nouvelles armes de destruction massive «en vue de déstabiliser l’environnement et les systèmes agricoles de certains pays».
Les Etats-Unis sont déjà aptes, selon le savant russe, à contrôler le climat dans quelques régions du monde. Cette technique est développée par le HAARP et a pour objectif de causer des sécheresses, des ouragans, des inondations et des tremblements de terre. Du point de vue militaire, on suppose que le HAARP créera un nouveau type d’armes de destruction massive. C’est un instrument de politique expansionniste qui peut s’employer à déstabiliser les systèmes de l’environnement et agricoles des pays. Techniquement, c’est un système de fontaines de radiation électromagnétique que l’ionosphère affecte. Il comprend 360 fontaines et 180 antennes aériennes de 22 mètres de hauteur. Le programme a été initié en 1990 et cofinancé par le Bureau de recherche navale et le Laboratoire de recherche de la force aérienne des Etats-Unis. Il est mis en application dans des laboratoires de quelques universités.
L’article de Areshev cite également les techniques du gouvernement américain afin d’utiliser la pluie et la couverture de nuages dans le but de bloquer les voies d’approvisionnement de l’Armée vietnamienne durant la guerre du Vietnam.
Un autre point paraît, aux yeux du Dr Areshev, très important. Selon lui, les Etats-Unis ont déjà utilisé ces armes dévastatrices. Cette utilisation a fait l’objet d’un livre écrit par l’ex-conseiller de Sécurité nationale américaine, Zbigniew Brezinzki, intitulé Entre deux âges (1976), et dans lequel l’auteur aborde «le sujet du contrôle du climat qu’il considérait comme la forme d’une régulation sociale plus ample».
Quant aux motivations des Etats-Unis dans l’usage de ces armes climatiques, elles résident dans leur volonté de dominer toute la région Eurasienne, dont la Russie et la Chine. Ces derniers arguments sont détaillés dans un second livre de Brezinzki, Grand panneau d’échecs (1998).
On note également qu’après ces déclarations fracassantes sur les armes climatiques des États-Unis et de ses «possibles usages» contre l’Eurasie, le professeur canadien Michel Chossudovsky, directeur du Centre pour la recherche sur la globalisation (CRG), a déclaré qu’en partie, le changement climatique pourrait être causé par l’usage d’armes de nouvelle génération appelées «armes climatiques». Là aussi, ce sont les Etats-Unis qui sont en cause.
Interrogé sur la question de savoir si oui ou non la Russie expérimentait des méthodes de contrôle climatique, Dr Areshev a répondu qu’il n’avait pas assez d’éléments sur ce sujet.
Samir Méhalla




   
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